Pendant dix ans à la tête d’ActifRéso à Bordeaux, Catherine Sarnow a conseillé et formé des professionnels à l’art du networking. Pourtant, elle a commencé à réseauter bien avant de mettre un mot ou une méthode sur cette pratique. Des rencontres « dans la vraie vie » aux réseaux sociaux, puis à l’intelligence artificielle, elle retrace plus de vingt-cinq ans d’évolution du relationnel professionnel et partage sa vision d’un réseau qui reste, avant tout, profondément humain.
Catherine Sarnow a commencé à réseauter bien avant de savoir qu’elle « réseautait ». Franco-allemande, curieuse des autres et habituée très tôt à aller vers eux, elle a construit une grande partie de son parcours grâce à ses relations.
« Pour moi, mon réseau, c’étaient simplement les gens que je connaissais. » L’ESSEC lui permettra ensuite de professionnaliser cette démarche, avant qu’elle n’en fasse elle-même un métier avec ActifRéso.
Elle a vu arriver Viadeo, LinkedIn, l’iPhone, les messageries instantanées et aujourd’hui l’intelligence artificielle. Mais sa conviction reste la même : les outils peuvent faciliter les connexions, sans jamais remplacer la relation. « Le bon réseautage, c’est une relation humaine authentique. Ce ne sont pas des conversations générées par des algorithmes. »
Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?
Essentiellement au fil de mes expériences personnelles et professionnelles, par l’intermédiaire d’autres personnes et au gré des rencontres.
Cela avait commencé très tôt. À ma sortie d’école de commerce, en 1993, le marché de l’emploi était compliqué. J’avais rejoint une association de jeunes cadres diplômés en recherche d’emploi, « Job à l’aise ». Nous travaillions ensemble et avions même détourné la maquette des pages saumon du Figaro pour y présenter nos profils et nos CV. Nous les avions imprimées et distribuées… jusqu’à ce que Le Figaro nous demande d’arrêter !
J’ai toujours essayé de ne pas faire exactement comme tout le monde. Quand la majorité allait dans une direction, j’essayais de trouver une autre manière de faire, afin d’être dans ce que l’on appellerait aujourd’hui un « océan bleu » plutôt qu’un « océan rouge ».
Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?
Je n’y suis pas allée immédiatement, parce que je suis avant tout une femme de terrain. J’aime les rencontres dans la vraie vie. Être en ligne, me présenter ou me mettre en avant ne m’attirait pas particulièrement.
J’ai donc commencé par observer. Puis, lorsque j’ai compris l’intérêt de ces plateformes, notamment pour maintenir le lien avec mon réseau international, je les ai adoptées.
J’ai utilisé Viadeo, puis j’ai vu LinkedIn monter en puissance et j’ai choisi LinkedIn, notamment pour sa dimension internationale.
J’ai aussi rapidement analysé le modèle de la plateforme. Au début, pratiquement tout était gratuit et j’ai compris que cette situation ne durerait pas. Je n’ai donc jamais voulu confier l’intégralité de mon fichier de contacts à LinkedIn. Par la suite, avec mon activité professionnelle, j’ai bien sûr utilisé une formule Premium.
Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?
…
Consultante en communication, formatrice et coach professionnel, je suis une femme de terrain, concrète et pragmatique orientée résultats qui privilégie la rencontre aux échanges virtuels.
J'aime m'investir auprès des cadres dirigeants, managers et chefs de projet pour les aider à atteindre leurs objectifs de carrière en lien avec leur (futur) positionnement marché ou leur pratique du réseautage professionnel, ou encore leur communication interpersonnelle dans leur fonction managériale ou commerciale.
Voici quelques exemples concrets d'objectifs :
- monter en compétences sur sa fonction de manager leader,
- multiplier les opportunités de vente avec le réseautage,
- faciliter l'intégration d'un nouveau salarié ou d'une nouvelle prise de poste,
- améliorer la relation client au téléphone ou en face à face,
- construire et piloter sa marque professionnelle (marketing de soi),
- déterminer sa ligne éditoriale ou champ d'expression professionnel sur les réseaux sociaux.
Je vous invite à me contacter pour faire connaissance ou échanger sur nos centres d'intérêt communs.