En 2005, Jérémie Vanopdenbosch (Mentor N°1 en Francophonie dans le Networking d’influence, Speaker TEDx, Auteur Best seller) pensait que tout se jouerait sur les compétences. Très vite, il comprend que la réussite dépend aussi de “qui tu connais”… et surtout de “qui te connaît”. De ses premières rencontres en pur présentiel jusqu’à la notoriété perçue sur LinkedIn et Instagram, l’auteur de « 15 règles d’or pour créer un réseau influent » raconte ce qui a vraiment changé dans le networking — et ce qui ne changera jamais.

« Au début, j’étais très timide : excellent chez le client, mais invisible en interne. » Le déclic arrive tôt : les compétences ne suffisent pas si personne ne te défend. Sans messagerie instantanée, Jérémie apprend à réseauter en bougeant, souvent seul, porté par la curiosité et une règle simple : accepter le rejet, apporter de la valeur, se faire un nom.
Puis vient la bascule : avec le smartphone, WhatsApp et les réseaux sociaux, tout s’accélère. LinkedIn et Instagram deviennent des déclencheurs de confiance — à condition de délivrer derrière, car la vitrine peut mentir. Aujourd’hui, il mixe digital (image, prise de contact, entretien du lien) et présentiel (transformer un contact en vraie relation). Pour demain : retour du besoin d’humain, clubs plus accueillants… et une IA utile pour mieux cibler et mieux formuler, sans remplacer l’authenticité.

Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?

Au départ, c’est assez atypique : je me suis servi du présentiel pour dépasser ma timidité. Le meilleur terrain d’entraînement, à mon âge, c’était… la discothèque. Je suis devenu “ambassadeur” d’un club : je distribuais des cartons d’invitation dans la rue pour faire venir du monde. Je l’ai fait des centaines, voire des milliers de fois. Ça m’a rendu plus à l’aise, ça m’a donné de l’assurance, et j’ai fini par être repéré : rémunération, accès VIP, puis rencontres dans des cercles plus fermés. Ensuite, ça a fonctionné en chaîne : une personne, puis une autre, des invitations, des événements… et je suis passé de Bruxelles à Paris, Cannes, Monaco, puis Los Angeles, Sydney, etc. Tout ça, essentiellement en présentiel, à une époque où les réseaux sociaux n’étaient pas encore dans nos usages.

Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?

Viadeo, je l’ai connu de nom mais je ne l’ai jamais utilisé. LinkedIn, oui : j’y étais tôt, mais sans stratégie. Au départ, c’était un annuaire très “sérieux”, utile pour le job, et je ne postais rien. Je suis resté longtemps dans une logique 100% présentiel : je ne construisais pas mon réseau via LinkedIn, je faisais mes rencontres dans la vraie vie. Aujourd’hui, j’ai presque 10 000 contacts, mais j’en ai ajouté très peu : ce sont surtout les autres qui me connectent.

Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?

Jérémie Vanopdenbosch | Business Entourage

Mentor N°1 en Francophonie dans le Networking d'influence, Speaker TEDx, Auteur Best seller.
Son dernier best seller à avoir absolument pour profiter du networking pour votre croissance d'entrepreneur

15 règles d'or : Pour créer un réseau influent
Ces 15 règles vont te rendre incontournable. Elles te montrent comment connecter avec des figures influentes pour décrocher des opportunités concrètes : clients, contrats, visibilité, partenariats. Un bon réseau, c’est du temps gagné, de l’argent fait, et des portes qui s’ouvrent.

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En 2005, Jérémie Vanopdenbosch (Mentor N°1 en Francophonie dans le Networking d’influence, Speaker TEDx, Auteur Best seller) pensait que tout se jouerait sur les compétences. Très vite, il comprend que la réussite dépend aussi de “qui tu connais”… et surtout de “qui te connaît”. De ses premières rencontres en pur présentiel jusqu’à la notoriété perçue sur LinkedIn et Instagram, l’auteur de « 15 règles d’or pour créer un réseau influent » raconte ce qui a vraiment changé dans le networking — et ce qui ne changera jamais.

« Au début, j’étais très timide : excellent chez le client, mais invisible en interne. » Le déclic arrive tôt : les compétences ne suffisent pas si personne ne te défend. Sans messagerie instantanée, Jérémie apprend à réseauter en bougeant, souvent seul, porté par la curiosité et une règle simple : accepter le rejet, apporter de la valeur, se faire un nom.
Puis vient la bascule : avec le smartphone, WhatsApp et les réseaux sociaux, tout s’accélère. LinkedIn et Instagram deviennent des déclencheurs de confiance — à condition de délivrer derrière, car la vitrine peut mentir. Aujourd’hui, il mixe digital (image, prise de contact, entretien du lien) et présentiel (transformer un contact en vraie relation). Pour demain : retour du besoin d’humain, clubs plus accueillants… et une IA utile pour mieux cibler et mieux formuler, sans remplacer l’authenticité.

Qui étiez-vous en l’an 2000 : votre métier, votre rôle, vos ambitions ?

En 2005, je sortais de l’université : j’étais ingénieur civil en mathématiques appliquées (à Louvain-la-Neuve, l’équivalent d’une école polytechnique). Je suis entré directement dans le consulting à l’international chez Accenture, comme salarié, et j’y suis resté cinq ans. À l’époque, je misais tout sur les compétences : je pensais qu’avec un diplôme exigeant, ma carrière était “tracée”. J’étais aussi quelqu’un de plutôt timide, et ça a eu un impact concret sur mes débuts : très bon chez le client, mais pas assez visible en interne. Plus tard, j’ai quitté ce grand groupe pour créer mon propre cabinet, et j’ai signé un gros contrat avec BNP Paribas, jusqu’à conseiller le comité exécutif et le CEO sur des enjeux majeurs à plusieurs milliards.

Aviez-vous déjà conscience, à l’époque, de l’importance du réseau dans votre carrière ?

Pas du tout pendant mes études. J’en ai pris conscience très vite, au contact du “monde réel”. J’ai compris que la réussite, ce n’est pas seulement ce que tu sais (les compétences), c’est aussi qui tu connais… et qui te connaît. Le “qui te connaît” a été une révélation : être identifié, avoir des relais, y compris dans les médias, peut changer la donne.

Quelle était votre définition du mot “réseau” ou “relationnel” à cette période ?

Je l’ai compris comme un levier pour atteindre des objectifs plus vite : connaître des personnes clés qui permettent d’avancer, d’évoluer, de se rapprocher de ses ambitions — et même de ses rêves. Mais pour moi, le réseau n’a de valeur que s’il est fait proprement : pas en mode requin opportuniste. Je parle d’un réseau authentique, basé sur des valeurs partagées, la réciprocité et le fait d’apporter de la valeur.

Le networking avant les réseaux sociaux

Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?

Au départ, c’est assez atypique : je me suis servi du présentiel pour dépasser ma timidité. Le meilleur terrain d’entraînement, à mon âge, c’était… la discothèque. Je suis devenu “ambassadeur” d’un club : je distribuais des cartons d’invitation dans la rue pour faire venir du monde. Je l’ai fait des centaines, voire des milliers de fois. Ça m’a rendu plus à l’aise, ça m’a donné de l’assurance, et j’ai fini par être repéré : rémunération, accès VIP, puis rencontres dans des cercles plus fermés. Ensuite, ça a fonctionné en chaîne : une personne, puis une autre, des invitations, des événements… et je suis passé de Bruxelles à Paris, Cannes, Monaco, puis Los Angeles, Sydney, etc. Tout ça, essentiellement en présentiel, à une époque où les réseaux sociaux n’étaient pas encore dans nos usages.

Quels étaient vos principaux canaux de communication (téléphone fixe, fax, courrier, Minitel, salons, etc.) ?

C’était surtout l’e-mail, et un peu le téléphone. Le fax, je l’ai surtout connu côté étudiant (s’échanger des notes), mais je n’ai jamais “réseauté” au fax. Je n’étais pas non plus dans les salons ou cercles d’affaires à ce moment-là — même si, indirectement, certains événements comme le Festival de Cannes créaient un contexte de rencontres. Mais globalement : beaucoup d’e-mails, et pas de messagerie instantanée.

Quels souvenirs gardez-vous de vos premières expériences dans les clubs ou cercles d’affaires ?

Je suis entré assez tard dans les clubs d’affaires : plutôt vers 30 ans. Donc ce n’était pas vraiment mon terrain en 2005, c’est venu après.

Y avait-il une différence forte entre réseauter en France et réseauter à l’international à cette époque ?

Oui, surtout dans des pays comme l’Australie. J’ai vécu six mois à Sydney : il y a la langue, mais surtout une dynamique différente. Tout va plus vite, les gens sont plus ouverts au business, et j’ai ressenti davantage de considération. Par exemple, j’ai reçu une lettre de recommandation spontanée du directeur d’une école de langue, parce que j’avais créé une ambiance et aidé des gens plus timides à s’ouvrir. En Europe, j’avais rarement vu ça sans le demander. Autre exemple : même mes choix d’Airbnb étaient orientés “réseau” — je regardais la personne qui gérait le lieu. Je suis tombé sur une vraie connectrice, invitée au “Dîner en blanc”, et en quinze jours j’étais déjà dans un événement à plusieurs milliers de personnes. À Sydney, il y avait aussi plus de lieux propices aux rencontres (cafés, spots de digital nomads…), ce qui accélère énormément la création de liens.

Quelles étaient les qualités essentielles pour développer un réseau dans un monde sans messagerie instantanée ?

D’abord : bouger, sortir de chez soi, accepter l’inconfort. Je pars de loin : à l’université, j’étais enfermé dans ma chambre, avec peur du contact. Très vite, j’ai compris que le confort entretient la timidité. Deuxième point : y aller seul. Beaucoup de gens viennent en binôme et restent entre eux ; moi, j’ai appris à être “électron libre”, et ça oblige à aller vers les autres. Et enfin : la curiosité. Je rencontrais les gens pour comprendre, apprendre, voir comment ils avaient réussi là où d’autres ne réussissaient pas, sans arriver en demande.

Quels obstacles rencontriez-vous pour élargir votre cercle relationnel, et comment les contourniez-vous ?

Le principal obstacle, c’est le rejet. Si on le prend personnellement, on s’arrête. Moi, je me suis fait rejeter souvent, surtout en allant dans des milieux plus influents. J’ai compris que ce n’était pas “contre moi”, c’était surtout parce qu’on ne me connaissait pas. Donc la clé, c’était de me faire un nom, progressivement, en apportant de la valeur. J’ai aussi appliqué une logique très rationnelle : accepter que sur dix approches, huit peuvent échouer, mais une ou deux vont créer quelque chose. Et avec le temps, l’effet s’inverse : des gens qui te snobaient finissent par venir vers toi quand tu deviens identifiable.

La révolution numérique et sociale

Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?

Viadeo, je l’ai connu de nom mais je ne l’ai jamais utilisé. LinkedIn, oui : j’y étais tôt, mais sans stratégie. Au départ, c’était un annuaire très “sérieux”, utile pour le job, et je ne postais rien. Je suis resté longtemps dans une logique 100% présentiel : je ne construisais pas mon réseau via LinkedIn, je faisais mes rencontres dans la vraie vie. Aujourd’hui, j’ai presque 10 000 contacts, mais j’en ai ajouté très peu : ce sont surtout les autres qui me connectent.

En quoi l’iPhone, le tactile et Internet “dans la poche” ont changé votre façon de réseauter ?

J’ai connu le Nokia (et le Snake), puis le BlackBerry au début de ma vie pro, et ensuite l’iPhone. Mais la vraie bascule, ce n’est pas l’iPhone en lui-même : c’est ce qu’il embarque. WhatsApp, les réseaux sociaux, la réactivité. Aujourd’hui je suis beaucoup plus WhatsApp : l’e-mail est trop lent quand on veut être réactif.
J’ai dû organiser récemment un dîner pour Lena Situation, tout c’est fait via Whatsapp, les emails auraient été trop longs.

Quel a été, pour vous, le moment déclic où vous avez compris que tout basculait vers le digital ?

En 2018, en Australie, je me suis cassé le pied. Ça m’a mis face à une réalité : mes activités ne pouvaient pas dépendre uniquement du présentiel. C’est là que j’ai créé une première formation pour apprendre à réseauter, justement pour “digitaliser” une partie de mon expertise. Ensuite, j’ai gardé le présentiel, mais j’ai intégré le digital pour déclencher et entretenir les liens.

Quels avantages avez-vous trouvés dans la messagerie instantanée pour le networking ?

La vitesse. Exemple concret : lors d’un gala, on me propose une place supplémentaire à offrir. En quelques minutes, via WhatsApp, j’ai contacté des personnes réactives, invité quelqu’un, et la personne est arrivée rapidement — ce qui aurait été impossible par e-mail. Même aujourd’hui, je mélange : j’envoie un e-mail (mission, documents…), puis je relance sur WhatsApp pour accélérer.

Et inversement, quelles limites ou dérives avez-vous constatées ?

La dépendance à l’outil : si ça bugue, si on ne reçoit pas les messages, ça peut créer des situations très gênantes. J’ai vécu un cas où je n’ai pas reçu des WhatsApp et une invitée s’est présentée avec une star internationale… sans que je sois au courant (c’était Shania Twain). Ça m’a appris à sécuriser. Pour ça, j’utilise aussi une application comme OnOff : si je n’ai plus de batterie, je peux me connecter depuis le téléphone de quelqu’un d’autre et accéder à mes numéros pour gérer une urgence.

Avez-vous le souvenir d’un contact ou d’une opportunité marquante grâce à ces nouveaux outils ?

Je ne rattache pas une “opportunité unique” à WhatsApp seul, mais je vois très clairement l’effet des outils dans la continuité. Ils permettent d’entretenir le lien et surtout de récupérer des coordonnées de personnes importantes plus facilement. Par exemple, avec un QR code (carte digitale), les gens ajoutent mon contact sans effort, puis je leur demande de m’envoyer un message WhatsApp : c’est indirect, naturel, et ça me permet d’obtenir leur numéro là où une demande frontale aurait parfois échoué.

Vision d’avenir

Si vous comparez toutes ces étapes – du Minitel aux réseaux sociaux – laquelle a eu le plus grand impact sur vos relations professionnelles ?

Les réseaux sociaux, surtout LinkedIn et Instagram, ont eu un impact majeur via la “notoriété perçue”. Quand je poste sur LinkedIn, des personnes découvrent mon contenu, consultent mon profil, et ça déclenche des opportunités. J’ai par exemple reçu un e-mail un dimanche d’un dirigeant lié à un grand magazine et un cercle d’affaires, ce qui m’a mené à devenir ambassadeur et à publier en tant qu’expert. Sur Instagram aussi, le profil rassure : le feed montre qui je suis, avec qui je suis, et le fait d’avoir des connexions communes crée de la confiance. C’est un accélérateur.
Mais il y a une dérive : certains fabriquent une image fausse. Et à l’inverse, des gens très brillants passent au second plan parce qu’ils n’ont pas de présence digitale. Pour moi, le “combo gagnant”, c’est notoriété perçue + vraie qualité de service ou de produit.

Aujourd’hui, comment combinez-vous le digital et le présentiel dans votre networking ?

Je les vois comme complémentaires. Le digital sert à construire l’image, à montrer ce que je fais, à déclencher des contacts. Les gens googlisent, regardent les réseaux, vérifient les références : conférences, TEDx, clients comme la Commission européenne, livre… tout ça participe à la crédibilité. Ensuite, le présentiel reste indispensable pour transformer un contact en relation réelle. Pour certains profils très inaccessibles, le présentiel est même la voie la plus efficace : l’énergie, la confiance, la présence font la différence.

Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?

Je suis partagé : j’observe une nouvelle génération née avec les réseaux sociaux, qui sort moins, et qui est moins à l’aise en présentiel. Ça va créer des difficultés, parce que seul, on ne réussit pas. En même temps, je pense que le besoin humain ne disparaîtra pas : on l’a vu avec le Covid, l’isolement abîme. Donc le présentiel restera. Et je crois aussi au développement des clubs d’affaires, à condition qu’ils évoluent : accueillir mieux, éviter de “snober” les nouveaux, créer une ambiance, avoir des connecteurs (des “électrons libres”), filtrer la qualité (pas un endroit rempli de touristes ou de commerciaux), et aller vers plus de mixité hommes/femmes.

Selon vous, quelle place l’intelligence artificielle peut-elle prendre dans le networking, sans dénaturer la relation humaine ?

L’IA peut aider de deux façons : d’abord pour obtenir des informations sur les personnes, leurs habitudes, leurs centres d’intérêt — pour être “au bon moment, au bon endroit, avec la bonne personne”. Ensuite, pour mieux formuler : messages de prise de contact, e-mails, relances… surtout pour ceux qui ont du mal à écrire. Mais il faut que ça reste humain : plus c’est authentique, plus ça marche.

Jérémie Vanopdenbosch | Business Entourage

Mentor N°1 en Francophonie dans le Networking d'influence, Speaker TEDx, Auteur Best seller.
Son dernier best seller à avoir absolument pour profiter du networking pour votre croissance d'entrepreneur

15 règles d'or : Pour créer un réseau influent
Ces 15 règles vont te rendre incontournable. Elles te montrent comment connecter avec des figures influentes pour décrocher des opportunités concrètes : clients, contrats, visibilité, partenariats. Un bon réseau, c’est du temps gagné, de l’argent fait, et des portes qui s’ouvrent.

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