Auteure de La magie du réseau : …ou l’art de bien cultiver ses relations, Géraldine Lagarde porte un regard à la fois personnel et expérimenté sur l’évolution du networking. Des rencontres en face-à-face aux réseaux sociaux, du téléphone au digital permanent, elle raconte comment le lien humain reste au cœur de toute relation professionnelle, à condition de ne jamais laisser les outils prendre le dessus.
Géraldine Lagarde a toujours vu le réseau comme une affaire d’humain avant d’être une affaire d’outils. “Très tôt, j’ai compris que seul, on arrive à peu de choses”, confie l’auteure de La magie du réseau : …ou l’art de bien cultiver ses relations. Des cafés partagés aux clubs d’affaires, du Minitel à LinkedIn, elle raconte une évolution faite d’ouvertures, de réactivité, mais aussi de surcharge et de dérives. Pour elle, le digital a transformé les usages sans remplacer l’essentiel : l’écoute, la confiance, la rencontre et le collectif. Quant à l’intelligence artificielle, elle peut devenir un soutien précieux, à condition que l’humain reste “à la barre” et que la relation ne soit jamais dénaturée.
Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?
Je les rencontrais en allant vers eux, en créant des occasions de rencontre, en organisant des réunions, des petits-déjeuners, des afterworks, des événements internes ou des moments plus informels. Je pouvais provoquer de petites réunions pour désamorcer une situation, clarifier un message ou faire avancer un projet.
Dans l’entreprise, je jouais souvent un rôle d’ambassadrice entre la direction et les collaborateurs. Quand je sentais un début d’incendie, j’allais à la racine du problème. Je voulais que le message entre celui qui l’envoie et celui qui le reçoit ne soit pas déformé par des intermédiaires. Cette proximité était essentielle pour créer et entretenir le réseau.
Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?
Je l’ai vécu avec émerveillement. J’ai trouvé cela fabuleux. Je voyais ces outils comme une opportunité d’ouverture, notamment entre Paris et la province. Je trouvais formidable de pouvoir communiquer plus facilement avec des personnes éloignées géographiquement.
J’ai aussi ressenti une forme de soulagement, parce que je suis quelqu’un de nostalgique. Pouvoir retrouver d’anciens collègues, d’anciens camarades, garder une trace des gens ou même revoir des lieux liés à mon passé, c’était très positif pour moi. J’ai rapidement accepté Facebook, avec cette idée de renouer avec des amis d’école de commerce, des professeurs, des personnes qui avaient compté.
Au départ, je ne voyais pas encore l’opportunité professionnelle comme je la vois aujourd’hui. J’étais encore salariée, pas encore à mon compte. Mais j’ai tout de suite vu le potentiel relationnel.
Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?
…

Même si nous ne choisissons ni le jour, ni le lieu, ni l’environnement où l’on naît, nous pouvons en grandissant, en bougeant, en communiquant, choisir qui l’on est. Le chemin peut être semé d’embûches, parfois d’injustices, souvent d’imperfections.
La magie du réseau : ...ou l'art de bien cultiver ses relations
Dans ce livre, il sera question d’identifier vos ressources, d’accepter vos différences, de vous permettre des échanges constructifs pour rayonner, accueillir et vous développer.
Mon entourage et mes clients s’accordent à dire que j’ai une faculté naturelle à motiver et rassembler les gens : « Toi, tu as le réseau dans la peau ! ». Alors voilà pourquoi l’ultime objectif de cet ouvrage est de vous emmener en voyage, au cœur de vous, au cœur du système, au cœur des relations humaines. Le réseau c’est avant tout la vie AVEC les autres.
« Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » (proverbe africain).
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