À l’aube des années 2000, il plonge tête la première dans la bulle internet, à une époque où tout restait à inventer. « Webmaster » dans une startup en pleine effervescence, il vit cette aventure collective comme un laboratoire du futur digital. Dix heures par jour à construire le web, des amitiés forgées dans l’urgence et une énergie comparable à celle du boom actuel de l’intelligence artificielle. Ce pionnier du numérique a vu naître les réseaux sociaux, s’en est emparé avant beaucoup, et n’a cessé depuis de décrypter la mécanique du lien, entre innovation technologique et authenticité humaine.

Formé dans la fournaise de la bulle internet, il découvre le pouvoir du relationnel d’abord dans la vraie vie — soirées, collègues, amis — avant de s’imposer comme l’un des premiers à former les francophones à Twitter et Viadeo. L’évolution du web, des blogs à l’iPhone, le pousse à devenir acteur plutôt que spectateur, photographiant, publiant, créant sa visibilité bien avant l’ère de l’influence. Pour lui, la clé d’un bon réseau réside toujours dans l’attention et la constance : l’art de s’intéresser sincèrement à l’autre, au-delà des automatismes et du spam. Visionnaire, il voit dans l’IA une alliée puissante, à condition qu’elle renforce le lien humain plutôt qu’elle ne le remplace. Car si la technologie change, la valeur du contact, elle, reste intemporelle.

Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?

Surtout via des soirées networking classique, mais aussi en travaillant mon propre réseau… je sortais 5 soirs par semaine avec mes copains de classe, et comme j’étais célibataire et sans enfant, avec mes collègues de bureau.

Cela a forgé de solides amitiés.

Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?

Cela a changé mon quotidien, et j’ai vraiment utilisé ces réseaux dans un objectif marketing.

Cela a permis de démultiplier mon impact, en particulier avec la création de mon blog.
A l’époque, les blogs étaient vraiment au coeur de la création de contenus, et donc avec peu d’articles ont devenait très visible.

A l’époque peu de personnes créaient du contenu et peu en faisaient la promotion !

Les réseaux sociaux m’ont permis de maintenir du lien et d’agrandir mon réseau.

C’est la fameuse théorie des liens faibles : ce sont les personnes que l’on connaît peu qui peuvent apporter un maximum de business, les réseaux sociaux ont décupler cette puissance.

Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?

Frederic Canevet | conseilsmarketing.com

Frédéric Canevet est blogueur sur ConseilsMarketing.com depuis 2006, et auteur de nombreux livres comme "Le growth hacking", "Adapter son business dans un monde en déconsommation"...

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