En 2000, alors que le digital n’en était qu’à ses balbutiements, André Dan incarnait déjà une manière différente d’entrer en relation : structurée, ambitieuse, résolument tournée vers l’international. Manager dans une entreprise américaine, puis CEO d’une startup française, il comprend très tôt que le réseau n’est pas un “plus”, mais un accélérateur de carrière — et parfois même, un raccourci vers l’impossible.
Pionnier à la fois du networking et du digital, il sera l’un des premiers en France à promouvoir Viadeo, à former sur LinkedIn, à démocratiser l’usage du networking professionnel bien avant que cela ne devienne un réflexe entrepreneurial.

Sa trajectoire raconte une évidence : chaque grande opportunité naît d’une rencontre… à condition de savoir la provoquer, la nourrir et la faire durer.

Dès les années 2000, André Dan utilise instinctivement le pouvoir du relationnel pour avancer : contacts internes aux États-Unis, présence sur les salons, rôle actif dans les associations d’anciens élèves. Pour lui, le réseau est une ressource stratégique, fondée sur l’écoute, le pitch clair et surtout le suivi — une discipline qui distingue nettement les Américains, excellents, des Français, plus hésitants.

Avec l’explosion du digital, André Dan devient l’un des pionniers des réseaux sociaux professionnels en France : roadshow pour Viadeo en 2006, collaboration avec LinkedIn dès 2007, formations officielles pour la CCI Paris Île-de-France en 2008. Sa vision est simple : le digital accélère, le présentiel ancre. L’iPhone, les messageries instantanées et les plateformes sociales transforment son activité, multiplient ses opportunités et lui permettent de toucher des milliers de personnes, jusqu’à développer un business en France… depuis New York.

Observateur privilégié de l’évolution du networking — du Minitel à l’IA — il souligne les dérives (spam, impulsivité) mais aussi les nouvelles possibilités : automatisation, précision, portée mondiale. Pour lui, l’avenir repose sur un équilibre entre systèmes intelligents et authenticité humaine. Et son message reste clair : « sans réseau, on subit la vie ». Construire, nourrir, suivre : voilà les clés d’un networking qui transforme réellement une carrière.

Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?

INTERNE mon job : mieux se connaître pour mieux travailler ensemble !
EXTERNE mon marché : développer ma visibilité dans salons, expos, avec les partenaires, pour mieux réussir ma mission !
EXTERNE mes associations d’anciens élèves : Supinfo, IAE Paris, HEC Paris : régularité…
EXTERNE : salons professionnels, expositions où je partageais ma carte de visite de mon employeur du moment si j’atait dans ma mission, et où je partageais ma carte de visite personnelle (email perso…) quand c’était hors de ma mission, exemple : association des anciens d’Oracle.

Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?

De par ma double culture Networking et Digital (j’étais dans le business des logiciels), j’ai été l’un des pionniers en France des réseaux sociaux en général, et professionnels en particulier.
Viadeo m’a payé pour faire un roadshow en France en 2006, dans les CCI de 5 villes, pour convaincre les professionnels de passer au niveau Viadeo.
En 2007, la nouvelle directrice LinkedIn en France m’invite à échanger et me propose d’enregistrer des cours sur LinkedIn en français, quelle avait en anglais.
En 2008, la chambre de commerce et d’indurstrie de Paris Ile de France m’a demandé de créer une formation d’une journée sur LinkedIn. J’étais le Formateur officiel, et c’est la CCI qui vendait les formations et je venait pour les faire puis envoyer ma facture.
A la demande de mon client, j’avais bâti une conférence-débat sur un Panorama des Réseaux et Médias sociaux, conférence réalisée 100 dans toute la région Ile de France. Cela a fait venir beaucoup de clients aux formations.
Ainsi, j’ai formé plus de 5000 personnes de 2008 jusquà 2018, dont plus de 400 Cadres qui travaillaient à la CCI.

Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?

André Dan | André Dan

Depuis 2001, je fais des formations et coaching en networking, et depuis 2006 sur les réseaux sociaux, surtout LinkedIn.

Il y a deux ans, j'ai cumulé les deux dans un programme d'accompagnement de dirigeants ou d'équpes.

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  • Canevet Frederic
  • Luisetti Olivier
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  • STHEMER Isabelle
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En 2000, alors que le digital n’en était qu’à ses balbutiements, André Dan incarnait déjà une manière différente d’entrer en relation : structurée, ambitieuse, résolument tournée vers l’international. Manager dans une entreprise américaine, puis CEO d’une startup française, il comprend très tôt que le réseau n’est pas un “plus”, mais un accélérateur de carrière — et parfois même, un raccourci vers l’impossible.
Pionnier à la fois du networking et du digital, il sera l’un des premiers en France à promouvoir Viadeo, à former sur LinkedIn, à démocratiser l’usage du networking professionnel bien avant que cela ne devienne un réflexe entrepreneurial.

Sa trajectoire raconte une évidence : chaque grande opportunité naît d’une rencontre… à condition de savoir la provoquer, la nourrir et la faire durer.

Dès les années 2000, André Dan utilise instinctivement le pouvoir du relationnel pour avancer : contacts internes aux États-Unis, présence sur les salons, rôle actif dans les associations d’anciens élèves. Pour lui, le réseau est une ressource stratégique, fondée sur l’écoute, le pitch clair et surtout le suivi — une discipline qui distingue nettement les Américains, excellents, des Français, plus hésitants.

Avec l’explosion du digital, André Dan devient l’un des pionniers des réseaux sociaux professionnels en France : roadshow pour Viadeo en 2006, collaboration avec LinkedIn dès 2007, formations officielles pour la CCI Paris Île-de-France en 2008. Sa vision est simple : le digital accélère, le présentiel ancre. L’iPhone, les messageries instantanées et les plateformes sociales transforment son activité, multiplient ses opportunités et lui permettent de toucher des milliers de personnes, jusqu’à développer un business en France… depuis New York.

Observateur privilégié de l’évolution du networking — du Minitel à l’IA — il souligne les dérives (spam, impulsivité) mais aussi les nouvelles possibilités : automatisation, précision, portée mondiale. Pour lui, l’avenir repose sur un équilibre entre systèmes intelligents et authenticité humaine. Et son message reste clair : « sans réseau, on subit la vie ». Construire, nourrir, suivre : voilà les clés d’un networking qui transforme réellement une carrière.

Qui étiez-vous en l’an 2000 : votre métier, votre rôle, vos ambitions ?

J’étais Manager international dans une entreprise américaine, puis CEO en 2001 d’une startup française.

Aviez-vous déjà conscience, à l’époque, de l’importance du réseau dans votre carrière ?

OUI ! Au-delà de ma carrière : le réseau m’a permis de mieux faire mon travail en interne (j’ai vite pris contact directement avec les patrons américains) et en externe (jouer un rôle sur le marché : conférences dans des salons… avec échanges de cartes de visite).

Quelle était votre définition du mot “réseau” ou “relationnel” à cette période ?

Des personnes connues dans mon business, dans mes associations d’élèves (j’ai été président de l’association des ingénieurs de Supinfo)

Le networking avant les réseaux sociaux

Comment rencontriez-vous vos contacts professionnels dans les années 2000 ?

INTERNE mon job : mieux se connaître pour mieux travailler ensemble !
EXTERNE mon marché : développer ma visibilité dans salons, expos, avec les partenaires, pour mieux réussir ma mission !
EXTERNE mes associations d’anciens élèves : Supinfo, IAE Paris, HEC Paris : régularité…
EXTERNE : salons professionnels, expositions où je partageais ma carte de visite de mon employeur du moment si j’atait dans ma mission, et où je partageais ma carte de visite personnelle (email perso…) quand c’était hors de ma mission, exemple : association des anciens d’Oracle.

Quels étaient vos principaux canaux de communication (téléphone fixe, fax, courrier, Minitel, salons, etc.) ?

Email
Téléphone
Salons

Quels souvenirs gardez-vous de vos premières expériences dans les clubs ou cercles d’affaires ?

Excellentes, vraiment intéressante, même si la majorité de mes interlocuteurs en France ne savaient pas réseauter…
J’avoue avoir participé à des salons aux USA, où la culture Networking est formidablement développée.

Y avait-il une différence forte entre réseauter en France et réseauter à l’international à cette époque ?

OUI.
Exemple sur le suivi : les Français sont médiocres, et les Américains sont excellents.
Sans suivi (facilité plus tard par les réseaux sociaux), c’était souvent un coup d’épée dans l’eau.

Quelles étaient les qualités essentielles pour développer un réseau dans un monde sans messagerie instantanée ?

Aller vers les autres
Savoir écouter leur pitch
Avoir un pitch court et clair
Assurer un suivi par email

Quels obstacles rencontriez-vous pour élargir votre cercle relationnel, et comment les contourniez-vous ?

L’un des talents du réseautage est d’accéder au réseau de notre réseau.
Avant, ce n’était pas facile du tout !
Donc je demandais gentiment quand j’avais besoin d’un contact.
Exemple : j’ai venu 1 M€ de licences Oracle à la Société Générale, et je suis « monté » en 5 mois du développeur au Directeur informatique qui a négocié et signé, course d’obstacles…

La révolution numérique et sociale

Comment avez-vous vécu l’arrivée des premiers réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) ?

De par ma double culture Networking et Digital (j’étais dans le business des logiciels), j’ai été l’un des pionniers en France des réseaux sociaux en général, et professionnels en particulier.
Viadeo m’a payé pour faire un roadshow en France en 2006, dans les CCI de 5 villes, pour convaincre les professionnels de passer au niveau Viadeo.
En 2007, la nouvelle directrice LinkedIn en France m’invite à échanger et me propose d’enregistrer des cours sur LinkedIn en français, quelle avait en anglais.
En 2008, la chambre de commerce et d’indurstrie de Paris Ile de France m’a demandé de créer une formation d’une journée sur LinkedIn. J’étais le Formateur officiel, et c’est la CCI qui vendait les formations et je venait pour les faire puis envoyer ma facture.
A la demande de mon client, j’avais bâti une conférence-débat sur un Panorama des Réseaux et Médias sociaux, conférence réalisée 100 dans toute la région Ile de France. Cela a fait venir beaucoup de clients aux formations.
Ainsi, j’ai formé plus de 5000 personnes de 2008 jusquà 2018, dont plus de 400 Cadres qui travaillaient à la CCI.

En quoi l’iPhone, le tactile et Internet “dans la poche” ont changé votre façon de réseauter ?

L’iPhone et Internet ont changé notre vie !!!
Même dans les soirées Networking que j’organisais surtout à Paris (plus de 200), je conseillais aux personnes qui se rencontraient de s’inviter en temps réel sur LinkedIn.

Quel a été, pour vous, le moment déclic où vous avez compris que tout basculait vers le digital ?

Les fondateurs de Viadeo, que je connaissait bien, avaient vu LinkedIn et décidé de faire mieux et en français. A l’époque, le patron de LinkedIn, Reid Hoffman (que j’ai vu 2 fois à Paris, dont une fois où j’étais payé pour l’interviewer en anglais pour un incubateur Paris & Co) avait décider de rester seulement en anglais (maintenant, c’est disponible avec plus de 30 langues),
Comme pour l’équivalent Xing en Allemagne, c’est l’apparition de Viadeo en France qui a validé la vision d’un immense réseau business mondial, et c’est LinkedIn (maintenant 1,3 milliards de comptes) qui a ramassé la mise car immédiatement mondial (et aussi plus d’argent levé auprès d’investisseurs).

Quels avantages avez-vous trouvés dans la messagerie instantanée pour le networking ?

La messagerie instantanée a été surtout Skype, puis WhatsApp.
Quelque part, le message 1:1 dans LinkedIn est aussi une messagerie instantahée.
Cette capacité de relation « immédiate » a favorisé toutes les interactions qui exigeait une urgence.

Et inversement, quelles limites ou dérives avez-vous constatées ?

Trop de personnes envoient des messages instantanés alors qu’un email est parfaitement suffisant pour un traitement dans les 24-48h.
Cela pollue la relation.
Je conseille à mes clients et amis de réfléchir sur le meilleur media pour communiquer selon son urgence et son contenu.
Exemple : pour un contact initial, la messagerie LinkedIn est plus riche car l’interlocuteur peut voir aussi notre profil !

Avez-vous le souvenir d’un contact ou d’une opportunité marquante grâce à ces nouveaux outils ?

J’avoue avoir gagné beaucoup d’affaires grâce à ma présence active sur LinkedIn.
Par exemple, sans me connaître préalablement, la société Eiffage m’a demandé de faire une conférence (très bien rémunérée) pour une Convention interne sur le sujet : « l’art de travailler en réseau » où j’ai pu exposer, puis discuter avec les 100 directeurs commerciaux et marketing présents, des principes du Réseautage (surtout le modèle GPS Goals+People+Strategy) jusqu’à LinkedIn, du Personal Branding au Social Selling.

Vision d’avenir

Si vous comparez toutes ces étapes – du Minitel aux réseaux sociaux – laquelle a eu le plus grand impact sur vos relations professionnelles ?

Réseaux sociaux !
La capacité de savoir à qui on s’adresse, avant le premier contact, et à n’importe quel moment par la suite, permet d’être plus intelligent et pertinent a priori.

Aujourd’hui, comment combinez-vous le digital et le présentiel dans votre networking ?

Les DEUX sont indispensables !!!
Exemples : les événements les plus importants pour moi dans l’année sont l’université d’été du MEDEF et VivaTech. Ma présence est précédée de beaucoup de messages sur LinkedIn pour rencontrer en réel plus de personnes pendant les événements !

Comment voyez-vous évoluer le networking dans les dix prochaines années ?

La révolution actuelle est celle de l’IA et l’automatisation de processus (je suis un bon client de Waalaxy pour moi et mes clients).
L’IA va tout faciliter, et la capacité de discernement entre ce qui intéresse et ce qui n’intéresse pas va être de plus en plus importante.
Exemple : je réponds à tous les messages en répondant positivement (20% des cas) et « Non merci, ou No thanks » dans 80% des cas. Même quand je dis non, beaucoup de ges me remercient.

Selon vous, quelle place l’intelligence artificielle peut-elle prendre dans le networking, sans dénaturer la relation humaine ?

Notre monde bascule complètement !
L’IA agentique transforme tout !!!
D’un côté, il faut garder son authenticité en ligne, et continuer à faire des efforts pour aller dans des rencontres en physique.
J’ai de la chance d’avoir déjà un gros réseau, qu’il faut fidéliser, et d’aimer embrasser les Femmes, et souvent les Hommes…

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2 messages FORTS, un peu abruptes :
> sans Réseau, on subit la vie !
> faire régulièrement, et avoir du plaisir, à faire du networking en réel et en ligne

Ma conclusion : Fierté et gratitude : fierté d’avoir été parmi les pionniers de la prise de conscience de l’importance du Réseau en France, en réel et en ligne ! Et gratitude envers les clients (entreprises, associations, salons, universités) qui m’ont demandé d’intervenir devant leurs audiences (CODIR, Managers, Opérationnels, Anciens élèves, Etudiants…) en français et en anglais. Plus de 20.000 personnes… Ce n’est qu’un début !

André Dan | André Dan

Depuis 2001, je fais des formations et coaching en networking, et depuis 2006 sur les réseaux sociaux, surtout LinkedIn.

Il y a deux ans, j'ai cumulé les deux dans un programme d'accompagnement de dirigeants ou d'équpes.

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